Safari Photo

Cette année nous avons la visite de Poudie, Hélion, Jeanne et Balthazar. Une première !

Nous avons prévu de nous retrouver dans la baie de Marinella où ils ont loué des chambres dans un hôtel au bord de l’eau et où nous pouvons mouiller à deux encablures de leurs fenêtres.

Pratique !

Hélion s’est acheté un appareil photo professionnel avec un maxi téléobjectif qu’il espère bien apprivoiser avant de partir pour un safari familial en Tanzanie.

A peine arrivés, nous les emmenons à la cala Sabina, sa petite plage de sable fin, son eau bleue turquoise et son littoral sauvage, un vrai petit paradis.

En chemin nous passons à côté de plusieurs très grands bateaux à moteur au mouillage transportant la panoplie complète du propriétaire branché : hors-bord survitaminés, jet-skis, jet-surf, turbines de nage, drones, sans oublier l’hélicoptère posé sur le toit prêt à décoller pour emmener toute la smala du bord à Ibiza écouter le dernier concert de David Guetta.

Hélion qui est plutôt habitué à voir des alignements de barques de pêche dans les canaux de Sète prend les mastodontes en photo sous tous les angles, trop content de pouvoir étrenner son nouvel appareil avec un sujet aussi “glamour”.

Nous passons la journée à nous baigner, bronzer et papoter. Jeanne vient de passer brillamment son bac et Balthazar devrait suivre les traces de son frère qui vient d’intégrer HEC.

Hélion avec son sens de l’humour habituel nous dit que les qualités de ses enfants viennent de leur mère et que lui n’y est pour rien.

–– J’en reviens toujours pas d’avoir des enfants aussi performants et sérieux, moi après le bac je pensais qu’à faire la fête. Je suis un peu inquiet pour eux…

–– C’est drôle, chez nous aussi, tout vient aussi de la mère…

En rentrant nous faisons un petit détour par la baie de Cala di Volpe, la Mecque des yachts XXL. Nous apercevons le plus grand Trois-mâts du monde dessiné par Stark, une sorte de gigantesque caprice futuriste appartenant à un oligarque russe. Cette fois Hélion est vraiment à son affaire. Nous tournons autour du bateau à le frôler, le mât d’Omer n’arrivant guère plus haut que sa ligne de flottaison; Hélion mitraille l’engin mais car il y a toujours un mais il a oublié de s’acheter un grand angle. Au fond de moi je me dis qu’avec son gros téléobjectif à deux mètres de son sujet, sa photo du plus grand Trois-mâts du monde va ressembler à une mauvaise annonce sur le Bon Coin : Occasion à saisir : bateau soviétique décapité pendant la guerre froide cherche repreneur. Urgent !

Le soir à l’hôtel il nous montre ses clichés et là, surprise, ils sont parfaits.

Moi :

–– Tu n’étais pas trop près avec ton télé pour photographier le Trois-mâts ?

Lui avec un petit sourire

–– Non non j’ai juste un peu fait le ménage avant de vous les montrer…

Il va pouvoir partir l’esprit tranquille à son safari et même photographier des girafes…

Poudie, Balthazar et Laurence
Hélion
Le Trois-mâts le plus grand du monde !

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