Coups de pompe !

Acte 1 Marina Nautilus à Fiumicino

Nous sommes le mercredi 25 mai.

Sébastien et moi arrivons à la marina Nautilus à Fiumicino au bord du Tibre où nous attend Omer.

Nous allons voir Oliva la secrétaire du chantier qui nous accueille fort sympathiquement :

Oliva : Buongornio Hugo

Moi : Ciao Oliva, tuto bene ?

Elle : Si si, tuto bene, la barca bene, Omer good !

Omer good ! whaouh ! C’est la première fois en sept ans qu’Omer est prêt à être mis à l’eau le jour même de notre arrivée. Jusqu’à présent il y avait toujours un mais…mais là pas de mais en vue.

Nous nous dirigeons vers l’ère de mise à l’eau.

Omer encore retenu par les sangles de l’énorme chariot du chantier vient tout juste de retrouver son élément naturel.

Oh comme il est beau !

Ah comme il a été bien entretenu !

Hé hé comme il flotte bien !

Ouf comme le moteur démarre bien !

Avanti !

Ouille ouille ouille pourquoi il recule au lieu d’avancer !

Ah ah c’est moi qui confond encore ( au bout de 12 ans de pratique ) la marche avant et la marche arrière. Pourtant je me l’étais répété deux mille fois : AB = Avant manette à Babord, AT = Arrière manette à Tribord. Put…

Acte 2 Au bord du Tibre

Omer est amarré à couple d’un autre voilier. La manœuvre s’est passée sans encombre malgré le fort courant du Tibre. Ouf, une autre case de cochée !

Nous rangeons nos affaires, remplissons le réservoir d’eau douce et partons faire les courses avec pour consigne : pas d’alcool, beaucoup d’eau et mollo sur le saucisson.

Nous arrivons au Conad, le supermarché local.

Sébastien : il est vachement bien achalandé le Connard, surtout le rayon alcool et charcuterie…

Moi : Et le rayon pinard n’est pas mal non plus ! Au fait c’est pas le Connard c’est le Conad.

Arrivés à la caisse nous constatons que le montant de nos achats a largement dépassé le budget prévu : 295€ pour deux personnes pendant trois jours !

Sébastien et moi nous regardons :

Franchement le prix de la bouteille d’eau est vraiment déraisonnable en Italie…

Acte 3 Retour au bateau

Nous sommes entrain d’embarquer les courses que nous venons de faire lorsque mon regard est attiré par un détail anormal dans le bateau.

Moi : Oh mais on dirait qu’il y a de la flotte sous le plancher de la cale moteur.

Je soulève le plancher :

— Ah merde mais c’est plein de flotte !

Je goûte immédiatement l’eau et constate que par chance c’est de l’eau douce.

Sébastien actionne la pompe d’eau douce qui va de la réserve d’eau au robinet de la cuisine :

— Elle est naze ta pompe d’eau douce, il va falloir la changer et pomper toute l’eau qui est dans la cale.

Moi : T’inquiète j’ai une pompe de cale, le manche est juste là sous la table à cartes.

Sébastien enfile le manche dans la pompe et commence à pomper

Moi : ça marche ?

— Elle est naze ta pompe de cale, va falloir la changer aussi. T’as une pompe à main pour écoper les 300 litres de flotte ?

Moi : Pas vraiment non, juste une écope, dans le seau qui est dans le coffre arrière, derrière la bouteille de gaz, au dessous des amarres de l’annexe et des pare-battages…

T’inquiète je m’en occupe…

Et il écopa et il écopa…

Acte 4 Le lendemain matin : 6:00

Je sors de la cabine avant, pose le pied sur le plancher des chiottes attenant et entends un gros Plouf !

Sébastien que le plouf a réveillé :

Ah mais c’est quoi ce bruit ?

Je soulève le plancher des chiottes, le fond est rempli d’eau.

Je goûte immédiatement l’eau.

Ouille elle est salée !

Je soulève les planchers du carré, les fonds sont également pleins de flotte.

Sébastien qui dormait sur une couchette du carré et qui est toujours prompte à balancer une vanne (d’eau…)

Ah ah c’est pour ça que j’ai rêvé que je faisais la planche !

Cette fois c’est pas la pompe des chiottes qui est naze, c’est moi qui au moment de me coucher la veille ait eu un gros coup de pompe… et ai oublié de fermer la vanne d’arrivée d’eau des toilettes. Put…

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’écope a été bien rangée dans le coffre arrière, derrière la bouteille de gaz…Put…

Et il écopa et il écopa…

Nous avons passé la journée à errer dans Fiumicino à la recherche d’une pompe à eau douce, d’une pompe de cale et d’une pompe à main plus les raccords, les tuyaux au bon diamètre, les joints etc.

Si j’avais été seul, je crois que j’aurais pris un billet avec vol direct pour Brest retrouver Laurence mais car il y a toujours un mais, par chance nous avons tout trouvé et surtout j’étais avec Sébastien, the «King of the bricolage» et le soir même il avait tout réparé.

Acte 5 Le dénouement

Après avoir bu beaucoup de bouteilles d’eau pour fêter ça… nous rejoignîmes chacun notre banette bien hydratés mais au sec !

Omer à la marina Nautilus
Et il écopa…
Sébastien démonte la pompe de cale
La pompe de cale
Toujours à l’eau…

Laisser un commentaire