Povoa de Varzim est notre première escale au Portugal. C’est également la première fois que Laurence et moi nous rendons dans ce pays. Et là, surprise, Povoa est une station balnéaire populaire tout droit sorti des années 60.
Un vaste terre-plein face à la mer composé de centaines de caravanes collées les unes aux autres borde la marina. Pour aller en ville il faut le traverser et à mesure que l’on avance, on a l’étrange sensation de remonter dans le temps. Des familles entières, shorts et bras de chemises pour les hommes, robes légères et tabliers pour les femmes sont venus là pour le week-end. Tandis que les femmes déplient les tables et mettent le couvert, les hommes font griller des sardines au barbecue. Des ribambelles de gamins jouent à se pourchasser dans le labyrinthe formé par les caravanes, les grands en tête et les petits qui essaient tant bien que mal de suivre leurs aînés. Une grosse radio posée sur un capot balance à tue tête une chanson portugaise tandis que quelques anciens, cigarettes au bec, jouent tranquillement aux cartes tout en buvant l’apéritif.
Après avoir traversé ce terre-plein, nous empruntons la croisette bordée de lampadaires au design désuet en forme de L inversé. Cette croisette est assez éloignée de l’image bling bling que l’on se fait d’une croisette. Certes on y croise quelques joggers et joggeuses aux corps fuselés et aux tenues flashy mais dans l’ensemble la population est plutôt rassurante : petits bidons pour les hommes et petits bourrelets sympathiques pour les femmes.
Sur la route longeant la croisette, pas de Ferrari ou de Tesla mais ici ou là une bonne vieille Ford fiesta au pot d’ échappement chromé qui laisse échapper un panache de fumée noire à chaque accélération…
La croisette se termine par l’incontournable casino, un grand bâtiment blanc au style rétro. Nous y entrons par curiosité et là, un nouveau signe des années 60 nous emplit les poumons. Tout autour de nous des fumeurs tirent fébrilement sur leur cigarette et plus ils perdent plus ils disparaissent derrière de gros nuages de fumée. Ah que c’est bon d’être dans un pays où souffle encore un vrai vent de liberté !
Pour une station balnéaire très fréquentée, Povoa de Varzim devrait avoir toute la panoplie des boutiques branchées : grandes surfaces au design épuré, néons fluo, objets connectés en vitrines… Mais car il y a toujours un mais, à Povoa de Varzim les boutiques ressemblent à de petits bric-à-brac mal éclairés où l’on est sûr de ressortir avec une statuette d’un saint à son nom, un gros réveil mécanique ou encore une gamme complète de bassines en plastique. Adorateurs de la pomme et autres geek, passez votre chemin, Povoa de Varzim n’est pas encore prête à se faire rattraper par la réalité augmentée !
Petite déconvenue
En voyage je n’aime pas trop croiser des français, surtout au restaurant. Faire des milliers de kilomètres pour se retrouver assis à côté d’un groupe bruyant et pas toujours très fino me ramène à une réalité que j’avais précisément cherché à fuir en quittant la France.
A Povoa de Varzim je pensais être à l’abri de ce genre de rencontres car je n’ai encore jamais entendu un français me dire : « chaque année je passe mes vacances à Povoa de Varzim. » Et pourtant..
Pour notre première soirée au Portugal, Laurence et moi voulions une ambiance 100 % portugaise. Porto, bachalau, fado…
Aussi après avoir longuement hésité, optons-nous pour un restaurant à l’aspect 100 % local que nous croyions être fréquenté uniquement par des Portugais. La clientèle est familiale, plutôt brune et de petite taille…
Le serveur nous tend la carte et dans un français impeccable nous indique les spécialités de la maison. Je lui fais un compliment sur son français et là, première surprise, il me répond : « normal, j’suis breton. »
A peine revenu de notre surprise, quand même, un serveur breton à Povoa de Varzim ! je m’aperçois que ceux que j’avais pris pour des portugais parlent eux aussi le français ! Finalement nous aurions été dans un restaurant portugais à Lampaul Guimillau ou à Plougastel Daoulas que ça aurait été du pareil au même !
Et dire que le français a la réputation d’être casanier !


Ah les amis, c’est génial de pouvoir voyager – naviguer – découvrir et sa questionner avec vous, merci de ce blog !
…
Il n’y a pas de mais …
Vive le coin du jaune!
J’aimeJ’aime
un article un peu réac pour un site un peu rétro 🙂
J’aimeJ’aime
Ah, au fait, depuis l’arrivée à Corme, les images des cartes ne s’affichent plus dans ‘itinéraire’… Dans les autres rubriques tout s’affiche bien.
J’aimeJ’aime