« Bienvénu » à Marina Smir

Notre première destination marocaine en quittant Ceuta est marina Smir.
A peine avons-nous franchi les bouées marquant l’entrée du port qu’un gars tout en bras, en jambes, en gesticulations et en uniforme impeccable de la Marine Royale nous fait signe de nous amarrer devant un petit bâtiment légèrement défraîchi mais néanmoins royalement pavoisé.
Commence alors ce que l’on pourrait appeler la petite musique administartivo-polico-douano-royale dont chaque étape est un peu plus longue que la précédente et nécessite un coup de tampon. Tampon sur le passeport police et douane, sur le formulaire d’entrée, tampon sur les papiers du bateau, tampon sur le certificat d’assurance etc.etc.
Avec les paroles de « bienvénu » qui ponctuent chaque phrase cette petite musique donne à peu près ça : « chtong chtong bienvénu…chtong chtong bienvénu…bienvénu chtong chtong, bienvénu, chtong chtong… bienvénu, bienvénu chtong chtong…»

Au bout de deux heures Laurence et moi sortons des bureaux administrativo-polico-douano-royo légèrement sonnés, comme si nous avions passé deux heures sur un ring de boxe où les coups de tampons auraient remplacé les uppercuts et les directs; le Grand Marcel Cerdan lui-même n’en serait peut-être pas sorti vainqueur !

Les autorités nous invite alors à nous amarrer entre Deofamilh le bateau de Brigitte et Jean-Claude et une sorte de grande felouque egyptienne tout de bois verni à côté de laquelle nous nous sentons lilliputiens.
Nous apprenons que ce bateau appartient à un type très riche, un « chèque » d’Arabie Saoudite qui ne vient pour ainsi dire jamais. Au moins pensons-nous, nous aurons la paix.
Mais car il y a toujours un mais si le cheik n’est jamais là, son bateau lui, attire des dizaines de vacanciers qui dès dix sept heures empruntent la croisette pour venir se faire photographier devant la felouque princière ! Et comme nous sommes à côté, nous voilà transformés en décor à selfie. Impossible de rester dans le cockpit plus de trois minutes sans se faire interpeller par des promeneurs intrigués par notre présence et désireux de se faire tirer le portrait devant le petit jaune quand ce n’est pas dans le cockpit avec nous !
Nous faisons ainsi connaissance avec toute une foule de vacanciers communicatifs, curieux, amicaux, un brin sans gêne, mais aussi avec un magnifique cavalier en habit traditionnel monté sur un cheval enguirlandé comme un sapin de Noël, un montreur d’oies et un chamelier venu présenté Omer à son chameau !
Pour une première prise de contact avec le pays nous voilà immédiatement branché sur le 380 !

 

 

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